LE SITE D'AIDE À LA DISSERTATION ET AU COMMENTAIRE DE TEXTE EN PHILOSOPHIE
EXEMPLES DE RECHERCHE
Extrait du corrigé : 2 / Deuxième question : en supposant maintenant que cette limitation se révèle nécessaire, quelle instance, quel pouvoir seront habilités à la fixer ? On remarquera que le sujet propose déjà une hypothèse : « Pour limiter le pouvoir de l'État peut-on s'en remettre à l'État ? » Figurant deux fois comme sujet et comme objet de la limitation, l'État serait donc à la fois ce qui limite et ce qui est limité. C'est sur la crédibilité de cette hypothèse que nous sommes appelés à nous interroger. Ce qui est en jeu ici, le point crucial sur lequel devra porter l'essentiel de la réflexion, c'est la possibilité et l'éventualité d'une autolimitation, par laquelle l'État contiendrait lui-même son propre pouvoir.3 / Enfin, à supposer qu'une telle hypothèse soit plausible, quelle garantie avons-nous que ces limites ne seront jamais franchies, si on laisse à l'État seul le soin de les déterminer : « ... peut-on s'en remettre à l'État ? » nous est-il demandé. Or, lorsqu'on s'en remet à quelqu'un, c'est à propos d'une affaire qui nous concerne personnellement. Ici il pourrait bien s'agir de nos droits et de nos libertés fondamentales.
Corrigé de 1598 mots (soit 3 pages) directement accessible
l'état n'en nous-mêmes supposer libertés pouvoir autrement d'ordre qu'à par conduite humaine son connaître démocratie raison pouvons-nous monde nature mettre penser péril opinions la nature mort l'homme meilleur science qu'elle particulière plus différences renoncer objectivité limiter trouve place refuser régimes toute autrui admettre recevables partir quoi
HTML clipboard
Analyse du sujet :
Pour traiter ce sujet, il convient dans un premier temps de bien comprendre ce que désigne ici l'Etat. Il faut, en effet, distinguer l'état comme l'ensemble d'un corps politique organisé et l'Etat comme corps particulier au sein de l'état qui a une fonction gouvernementale. Ce second sens de l'Etat commence avec la bureaucratie et la concentration des pouvoirs en un seul point. En tant qu'institution particulière il a pris son sens définitif au XIXème en confrontation avec la société dans son ensemble.
C'est ce sens de l'Etat, comme corps extérieur à la société, dont-il est question dans ce sujet.
L'Etat concentre en lui plusieurs pouvoirs, le pouvoir de faire la loi, de veiller à son application et d'administrer l'état par des décrets. Selon le sociologue Max Weber l'Etat est une entité qui possède le « monopole de la violence légitime ». L'Etat va s'octroyer ce monopole par la reconnaissance de sa légitimité. Une telle reconnaissance est primordiale.
Or, cette légitimité du pouvoir que possède l'Etat et notamment ceux qui se trouvent à la type de l'Etat dépend de la relation entre les hommes de pouvoir, les gouvernants, et les gouvernes. La limite du pouvoir des dirigeants est nécessaire pour se préserver d'un tyran.
Mais le pouvoir de l'Etat suggère que l'Etat a un pouvoir qui n'appartient pas à tel ou tel, mais qui est un pouvoir du corps périlleux pour la société.
Puisque l'Etat dans sa constitution est censé limiter le pouvoir des individus, qu'est-ce qui garantit les limites du pouvoir de l'Etat ?
Problématisation :
Un État qui prétend exercer une tutelle absolue sur les individus est un État totalitaire. L'État démocratique prétend au contraire garantir la liberté et donc limiter ses prétentions. Les États modernes prévoient des mécanismes de limitation et de contrôle, pour assurer les droits des citoyens.
L'Etat désigne avant tout un corps, voire une structure où le pouvoir est limité. Mais le sujet suggère que l'Etat aurait une nature irréductible à sa structure particulière, en tant que corps il aurait une volonté d'étendre son pouvoir. Doit-il incomber à l'Etat de s'assurer de ses propres limites ? Les limites devant être légalisées pour être efficaces ne sont-elles pas toujours étatisées ? La démocratie parvient-elle à réaliser cette limitation ? Faut-il une autre forme de résistance ?
![]() | ![]() |
15000 corrigés de disseration en philosophie