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POUR LE SUJET: L'homme est-il réellement libre ?
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Sujet : Pour être libre, n'avons-nous le choix qu'entre être tyran et être sage ?

Définitions des termes :
  • être : Du latin esse, « être ». 1) Verbe : exister, se trouver là. En logique, copule exprimant la relation qui unit le prédicat au sujet (exemple : l'homme est mortel). 2) Nom : ce qui est, l'étant. 3) Le fait d'être (par opposition à ce qui est, l'étant). 4) Ce qu'est une chose, son essence (exemple : l'être de l'homme). 5) Avec une majuscule (l'Être), l'être absolu, l'être parfait, Dieu.
  • libre : sans entrave, en faisant ce que j'ai décidé de faire, maître de ma vie autant que je le veux.
  • choix : Action consistant à se déterminer en arrêtant une conduite à tenir, retenue entre plusieurs possibles. La capacité de choisir est considérée traditionnellement comme caractéristique du libre arbitre.

Extrait du corrigé : Quant à la définition qu'il donne de la liberté, on comprend que pour être libre, il soit nécessaire de se soumettre à la raison de son entier consentement afin que cette relation de soumission à la raison ne soit pas une relation de domination de la raison ou de contrainte de la raison, c'est-à-dire donc une tyrannie de la raison. Mais le risque de voir cette tyrannie s'établir est bien faible parce qu'il apparaît que cette soumission n'a rien de spontanée puisque d'abord le plaisir semble avoir un attrait irrésistible. Cela signifie que cette entière soumission à la raison, il est nécessaire de l'instaurer par un acte de la volonté motivé par des raisons. Or, pour ce faire, il est nécessaire de s'en remettre à la raison. Ce qui signifie que pour s'en remettre à elle, il faut déjà lui être soumis. Car toutes les raisons du monde, aussi bonnes soient-elles, sont impuissantes à déterminer notre manière d'agir si d'abord nous ne reconnaissons pas à la raison et à ce qu'elle recommande une indiscutable autorité. Rien ne semble plus difficile donc que de passer de la tyrannie du plaisir à la liberté telle que Spinoza la définit. Mais, quand bien même on le pourrait, il n'est pas certain que l'on soit libre pour autant. En effet, se soumettre à la raison, c'est sans doute en réalité se soumettre à la raison commune, aux impératifs de la conscience commune en laquelle on croit si souvent reconnaître la raison elle-même. Car, dire que la raison contient en elle-même des principes qui nous rendent aptes à juger du bien, du juste et du sage en toute circonstance, c'est sans doute confondre l'ensemble des principes que nous avons assimilés au cours de notre existence au sein d'une vie sociale déterminée avec des principes rationnels et universels qu'à tout le moins on a peine à définir.

 Pour être libre, n'avons-nous le choix qu'entre être tyran et être sage ?

Corrigé :  Pour être libre, n'avons-nous le choix qu'entre être tyran et être sage ?
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