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EXEMPLES DE RECHERCHE
Extrait du corrigé : La liberté protéiforme, la nature pensante, le fond inaliénable, l'existence non qualifiée, qui en moi et en autrui marque les limites de toute sympathie, suspend bien la communication, mais ne l'anéantit pas. Si j'ai affaire à un inconnu qui n'a pas encore dit un seul mot, je peux croire qu'il vit dans un autre monde où mes actions et mes pensées ne sont pas dignes de figurer. Mais qu'il dise un mot, ou seulement qu'il ait un geste d'impatience, et déjà il cesse de me transcender : c'est donc là sa voix, ce sont là ses pensées, voilà donc le domaine que je croyais inaccessible. Chaque existence ne transcende définitivement les autres que quand elle reste oisive et assise sur sa différence naturelle. Même la méditation universelle qui retranche le philosophe de sa nation, de ses amitiés, de ses partis pris, de son être empirique, en un mot du monde, et qui semble le laisser absolument seul, est en réalité acte, parole, et par conséquent dialogue. Le solipsisme ne serait rigoureusement vrai que de quelqu'un qui réussirait à constater tacitement son existence sans être rien et sans rien faire, ce qui est bien impossible, puisqu'exister c'est être au monde. » LE SOLIPSISME CHEZ DESCARTES A ce moment de sa réflexion (découverte du cogito), Descartes possède une certitude indubitable. Il est; et son être c'est sa pensée. Car le doute, appuyé sur l'hypothèse du malin génie, a séparé de moi non seulement le monde, mais encore mon corps et mes sens, a exorcisé tout ce qui est simplement «mien» pour ne laisser subsister dans sa présence indubitable que ce qui est «moi», c'est-à-dire ma conscience, ma pensée. Certitude d'être et de penser, inaliénable mais unique encore.
Corrigé de 3570 mots (soit 5 pages) directement accessible
injuste pouvons-nous opinions nous admettre connaître mort régimes penser heureux d'être soi être rend-il partir souci objectivité l'homme autrement pour science toute travailler renoncer moral autrui démocratie qu'à recevables nous-mêmes etre solitude seulement meilleur
Le sujet tente de voir s’il est possible de faire concorder la solitude et le bonheur, autrement dit, de voir s’ils sont tous deux compatibles. Ici, c’est évidemment de l’homme dont il s’agit, et vivre heureux dans la solitude signifierait ainsi pouvoir se passer d'autrui. Or, il semble que l’homme se définisse par son caractère social, par le fait qu’il ait besoin de vivre en société, que ce besoin soit ou non agréable pour lui.
Ainsi, se pose la question de savoir si l'homme est capable de vivre sans autrui et de ne pas en souffrir. Autrement dit, est-il possible d'atteindre un état de satisfaction complète et de plénitude dans la solitude, c'est-à-dire l'isolement momentané ou durable, en ayant peu de contacts avec autrui ?
La réponse à cette question semble devoir déboucher sur une définition de l’homme, à savoir s’il est ou non fondamentalement sociable.
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