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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- peut : Est-il possible, est-il légitime.
- homme : Le plus évolué des êtres vivants, appartenant à la famille des hominidés et à l'espèce Homo sapiens (« homme sage »). Traditionnellement défini comme « animal doué de raison », l'homme est aussi, selon Aristote, un « animal politique ». Ce serait en effet pour qu'il puisse s'entendre avec ses semblables sur le bon, l'utile et le juste que la nature l'aurait pourvu du langage.
- liberté : Ce mot, en philosophie a trois sens : 1° Libre arbitre. Pouvoir mystérieux de choisir entre les motifs qui me sollicitent sans être déterminé par aucun d'eux. 2° Liberté de spontanéité. S'oppose non plus au déterminisme mais à la contrainte : état de celui qui agit sans être contraint par une force extérieure. 3° Liberté du sage. État de celui qui est délivré des passions et agit à la lumière de la raison.
Extrait du corrigé : - Quant à celui qui croit qu'être libre c'est faire ce que l'on veut, celui-là est un insensé, car il voudrait avoir le pouvoir sur ce qui ne dépend pas de lui, et il est donc incapable de liberté. - Pour ces raisons, Epictète se trouve justifié de raconter que le stoïcien Latéranus, jeté aux fers par un sbire de Néron, tint alors ce discours : « Que dis-tu mon ami, est-ce moi que tu menaces de mettre aux fers ? Je t'en défie. Ce sont mes jambes que tu y mettras, mais pour ma volonté elle sera libre, et Jupiter même ne peut me l'ôter. » - Ainsi pourrait-on affirmer que, même sous les plus insignes tortures, chacun reste libre, car personne ne peut faire changer notre volonté qui ne dépend que de nous. Mais la volonté libre est elle-même une illusion. - Toutes ces considérations se basent sur l'hypothèse selon laquelle la liberté serait quelque chose de réel, toutefois, faut-il vraiment croire à l'existence de la liberté ? - Peut-être la liberté n'est-elle qu'un sentiment illusoire : celui d'avoir décidé. Agir librement, ce serait alors agir tel que le font ces hommes qui sont « conscients de leurs actions et inconscients des causes qui les déterminent. » (Spinoza, Ethique, II, proposition 35, scolie) - La liberté n'existe peut-être pas réellement, et il se peut qu'elle ne soit que l'expression de l'orgueil humain qui se flatte de se croire libre pour pouvoir se prétendre exceptionnel.
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Le corrigé du sujet "Peut-on ôter à l'homme sa liberté ?" a obtenu la note de : aucune note
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Analyse du sujet :
Homme : « Homme » est le nom commun qu’on donne à l’Homo sapiens sapiens. Ce dernier est un mammifère appartenant à l’ordre des primates, qui est doué d’intelligence et d’un langage articulé. Il se caractérise également par un cerveau volumineux et capable d’abstraction, ainsi que par des mains préhensibles et la station verticale. « Sapiens » est un adjectif latin qui signifie « intelligent », « sage », « raisonnable », ou encore « prudent ». Le trait saillant qui définit l’homme semble donc être le fait que c’est un être vivant doué de raison. Cette hypothèse résulte d’une longue tradition philosophique qui a construit le concept d’humanité en opposition à celui d’animalité. Ainsi, on a tendance à considérer que l’homme se distinguerait du reste des créatures vivantes parce qu’il serait capable de pensée, de conscience, de langage et de liberté, alors que les animaux n’en auraient pas la capacité. Cela confèrerait à l’homme une dignité particulière : seul d’entre les créatures à posséder la raison, il serait également le seul à pouvoir se représenter une fin, et à ce titre, il serait en lui-même une fin, c’est-à-dire une personne que l’on devrait respecter, et non pas une simple chose dont on pourrait disposer. Toutefois, loin d’être tranchée, la question de savoir ce qu’est un être humain et dans quelle mesure il nous est loisible d’obtenir une réponse à cette question constitue un des problèmes majeurs de la philosophie moderne. Le fait qu’on caractérise également l’homme par sa capacité d’agent libre le rend en effet rebelle à toute définition objective. Trouver une définition de l’homme impliquerait de pouvoir effectuer une synthèse globale de tous les aspects de l’homme par laquelle on saisirait ce qui resterait toujours identique à lui-même en l’homme.
Liberté : On essaye souvent de définir la liberté négativement, comme une absence de contraintes mais on peut aussi la considérer positivement, comme constituant l’état de celui qui fait ce qu’il veut. La liberté pourrait alors être vue comme la capacité à réaliser ses désirs, toutefois, nous remarquons bien que quelqu’un qui cède à ses moindres désirs ne nous paraît pas libre : serait plutôt libre celui qui choisit entre ses désirs et opte pour celui qui lui paraît le plus sage. Dans la liberté intervient donc l’idée de choix : on est libre quand on est capable de choisir, mais se pose alors la question de savoir sur quoi se fonde ce choix ? La tradition philosophique accorde généralement la préséance à la raison : serait libre celui qui se déciderait toujours suivant des motifs rationnels, celui qui, ayant pesé le pour et le contre, opterait pour la raison et résisterait à l’influence de ses passions. Mais choisir la raison contre la passion, c’est également choisir de s’inscrire avec harmonie dans le monde plutôt que sous le joug chaotique des passions, car c’est souscrire aux exigences de la nécessité naturelle plutôt que de prendre ses désirs pour la réalité. La liberté consisterait alors à avoir la sagesse de changer ses désirs plutôt que de changer le monde. L’homme libre serait alors celui qui adopte une attitude active, qui participe au cours des choses au lieu de subir la situation.
Problématisation :
Considérer que l’on puisse ôter à l’homme sa liberté pose deux problèmes majeurs : tout d’abord cela présuppose que l’homme est libre, car on ne pourrait le priver de ce qu’il ne possède pas ; mais en second lieu, cela suppose que la liberté n’est pas quelque chose qui constitue la nature propre de l’être humain, comme si l’on pouvait ôter la liberté à quelqu’un de la même manière qu’on lui volerait son vélo. Le problème peut donc finalement se résumer en ces termes : la liberté est-elle inhérente à la nature humaine ?
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