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Sujet : Les connaissances scientifiques ont-elles des limites ?

Extrait du corrigé :

CONNAISSANCE (lat. cognoscere, chercher à savoir)


Le terme de connaissance désigne d'abord l'acte par lequel la pensée s'efforce de saisir et de définir un objet qui se présente à elle. Il désigne ensuite le savoir résultant de cette action. On oppose principalement croyance et connaissance, non par le degré de certitude éprouvé soit par le sujet qui croit, soit par le sujet qui connaît, mais par le fait que la croyance n'est pas nécessairement fondée en raison, autrement dit n'implique pas nécessairement l'idée de vérité.

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Définitions

  • connaissance : CONNAÎTRE / CONNAISSANCE: 1. Être familier de quelqu'un ou quelque chose. 2. Discerner, distinguer quelque chose : « Le premier et le moindre degré de connaissance, c'est d'apercevoir » (CONDILLAC) 3. Posséder une représentation de quelque chose, en part. une représentation exacte. 4. Connaissance: a) Acte par lequel un sujet s'efforce de saisir de saisir et de se représenter les objets qui se présentent à lui. b) Résultat de cet acte.
  • limite : 1. Ce qui sépare deux portions d'espace ; par anal., ce qui borne une étendue, un temps, une fonction. 2. Extension extrême d'une étendue, d'une faculté, sans que pour autant on ait à concevoir quelque chose qui lui serve de borne ; en ce sens, KANT oppose limite à borne.

Problématique

 

Les connaissances dites scientifiques sont censées être certaines. La science ne traite pas de l’opinion ou de la croyance, mais de la vérité. Elle doit démontrer, expérimenter. Pourtant, le progrès des sciences manifeste bien leur incomplétude : si nous en savons plus aujourd'hui que nous n’en savions hier, c'est que les théories élaborées hier étaient soit fausses, soit, et c'est ce qui arrive la plupart du temps, incomplètes. Mais ce progrès effectivement constatable de la science n'est-il pas en contradiction avec sa visée première, qui est d’atteindre la vérité ? Ces deux caractéristiques sont-elles compatibles ? On pourrait alors répondre au paradoxe en disant qu’une connaissance scientifique a effectivement des limites, puisqu’elle n'est valable qu’au regard de ce qui est connu au moment où elle est tenue pour vraie, et dépend également des observations ou expérimentations que l’on est en mesure de faire. Autrement dit, une connaissance est toujours lacunaire ou imparfaite parce qu’elle est relative aux données qui sont à sa disposition, et qu’elle ne peut se donner pour vraie indépendamment de ces données. Pour autant, le progrès nous montre que les connaissances scientifiques en tant que telles se perfectionnent : ne faut-il donc pas entendre alors le terme limite en un sens mathématique, auquel cas les connaissances scientifiques tendraient à la vérité sans jamais pouvoir l’atteindre définitivement ?



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