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EXEMPLES DE RECHERCHE
Extrait du corrigé : Cela suppose alors un droit naturel, antérieur donc au droit positif établi, se fondant une liberté naturelle de l'homme que ce dernier se serait vu confisquer par le tyran ou le despote. Si donc, sous un monarque qui manque de probité, leur servitude est le signe de leur dénaturation, il leur faut reconquérir leur liberté comme le précise La Boétie, il n'en coûte rien à l'homme de « se remettre dans son droit naturel ». c) De ce point de vue, on peut donc dire qu'il y a incohérence à parler d'une libre obéissance dans la mesure où cette dernière est extorquée par la force qui agit ici par crainte : elle est une servitude volontaire qui s'ignore. L'incohérence vient du rapport extérieur et subi de l'obéissance ce qui explique cette servitude. Cependant, La Boétie ne nous dit pas, bien au contraire, que l'incohérence est en soi. Plus exactement, il n'y a pas exclusion conceptuelle entre la liberté et l'obéissance de façon rédhibitoire. L'incohérence n'existe que dans la mesure où le pouvoir est confisqué par un seul homme où il s'agit d'une servitude volontaire. Transition : Dès lors ce n'est plus tant entre liberté et obéissance qu'il y a conflit mais c'est en fait entre liberté et contrainte ou servitude d'où l'existence possible d'une servitude volontaire. Et en effet, ce n'est pas que l'obéissance est contre la liberté, mais c'est la manière dont celui-ci s'exprime que repose le problème : et notamment de la réduction de l'obéissance à une nécessité contrainte. Mais dès lors, dans un mouvement démocratique, d'un retour du pouvoir au peuple il apparaît possible de voir la cohérence de la libre obéissance, en tant qu'obéissance à ma propre volonté.
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Le corrigé du sujet " Y a-t-il une servitude volontaire? " a obtenu la note de : aucune note
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Obéir suppose une soumission à une autorité. Plus exactement, on peut dire que l’obéissance consiste en ce qu’on exécute des commandements par soumission à la seule autorité du chef qui commande au sein de l’Etat, ou à sa propre règle dans le cadre de la morale : ce n’est pas le pouvoir de tous. La liberté quant à elle peut se définir comme l’absence d’obstacle d’une volonté. La servitude est aussi une obéissance, mais non volontaire, obtenue par la contrainte. En ce sens, il semble que l’expression « servitude volontaire » n’ait pas de sens, qu’elle soit une contradiction manifeste dans les termes : un oxymoron. Et c’est bien la le cœur du problème.
De plus, on remarque que la question « y a-t-il une servitude volontaire ? » nous place dès lors au sein d’une interrogation au carrefour du droit, de la morale et de la politique. Nous envisagerons plus particulièrement la question sous l’angle de la politique et du droit dans la mesure où de par ses implications, nous serons à même de saisir les connexions avec les différents aspects de la question. Ainsi, la tension du sujet réside bien dans le couple servitude – volontaire et engage dès lors une certaine représentation de l’individu et du citoyen à travers ses rapports avec l’autorité, c’est-à-dire plus généralement le pouvoir. Autrement dit, la question est de savoir si l’expression « servitude volontaire » a même un sens. Le problème est donc l’inclusion conceptuelle de ces deux termes, ce qui nous amènera à redéfinir et à retravailler nos définitions avec notamment celle de la liberté et de l’obéissance.
La question de l’existence d’une servitude volontaire et de son rapport à la loi qu’elle soit juridique ou morale, se pose dans la mesure où, de par les définitions que nous venons de produire, lier la liberté ou le volontaire comme absence d’obstacle et l’obéissance comme soumission semble exacerber sinon une contradiction, au moins une incohérence en tant qu’incapacité à appartenir à des champs communs. Et c’est en effet dans le paradigme du politique que se joue la question. En effet, l’obéissance est obéissance au souverain législateur, producteur de la loi. Or dans ce cas, la loi si pour exister doit être respectée et obéie, il n’en reste pas moins que l’accord de ma liberté n’est pas absolument nécessaire. Il y a effectivement des lois auxquelles j’obéis contraint et forcé, donc de manière non libre. En ce sens, il y aurait exclusion conceptuelle entre les deux termes donc une servitude volontaire. Et cela d’autant plus que certaines lois vont à l’encontre de ma liberté. Cependant, il nous faudra voir si notre définition de la liberté est bien adéquate, il n’est pas en effet impossible que la définition de la liberté comme absence d’obstacle ne soit pas adéquate en raison de son incomplétude. De même, quand on parle d’incohérence d’une servitude volontaire, n’est-ce pas ne pas prendre au sérieux le ton ironique en apparence de cette expression rendue célèbre par La Boétie dans son ouvrage De la servitude volontaire ? Mais surtout, établir cette incohérence n’est-ce pas refuser de prendre au sérieux une critique du fondement du politique ?
En ce sens, il nous appartiendra de voir dans quelle mesure on peut ou non parler d’une incohérence d’une servitude volontaire, ses implications et les limites mêmes que cela pose dans le jeu politique de la citoyenneté, posant en creux par là même la question de la désobéissance civile. Et c’est donc suivant ces trois moments que nous entendons développer cette question.
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