- Sujet : Que peut-on dire sur le concept de liberté théologique et métaphysique ?
- Concepts : Que - peut-on - dire - sur - le - concept - de - liberte - theologique - et - metaphysique - - 19364 - libre -
- Extrait du corrigé :
LIBERTÉ (lat. libertas, condition de l'homme libre)
Gén. La liberté au sens primitif s'oppose à l'esclavage et se définit alors négativement comme absence de contrainte extérieure. On appelle ordinairement liberté physique le fait d'agir sans entrave ou de suivre spontanément les lois correspondant à sa nature propre comme le fait une plante qui se développe sans tuteur. Appliquée à l'homme, cette expression semble inadéquate sauf à désigner strictement la possibilité matérielle de faire. Car, pour qu'un homme soit libre, il faut non seulement qu'il puisse matériellement, mais encore qu'il veuille : l'homme peut toujours s'interdire à lui-même de faire ce qu'il peut faire.
Mor. État d'un être qui se décide après réflexion, en connaissance de cause, qu'il fasse le bien ou le mal. La liberté, au sens moral, caractérise l'homme en tant qu'être responsable. Ainsi, Kant distingue la volonté libre, qui suppose que celui qui agit sait ce qu'il veut et agit conformément à des raisons qu'il approuve, et l'arbitraire, qui ne suppose pas l'existence de la raison. La liberté morale est donc autonomie, obéissance à la loi de la raison (pouvoir de se déterminer par soi-même) et non soumission aux penchants de la sensibilité». Cependant, la liberté semble ici se confondre avec la Raison. Descartes, au contraire, considérait que la liberté se manifeste déjà dans tout acte de choisir, distinguant ainsi la liberté éclairée (qui sait ce qu'elle veut) de la liberté d'indifférence (définie comme l'indétermination de la volonté relativement à ses objets). On peut toujours choisir entre deux solutions alors même qu'on est indifférent. Pour Descartes, la liberté n'est donc pas toujours responsabilité, mais d'abord libre arbitre qui, en son plus bas degré, se définit comme simple puissance d'agir sans aucune raison ou sans autre cause que l'existence même de cette puissance de choisir arbitrairement. LOGIQUE (gr. technè logikè, art ou science du raisonnement)
Gén. Étude des opérations par lesquelles l'esprit prétend élaborer des raisonnements cohérents (non contradictoires), et détermination des règles de construction auxquelles doivent obéir ces raisonnements pour être valides dans la forme, ou formellement vrais. La logique dite formelle, ou classique, fut d'abord codifiée par Aristote. Son objet est de fixer les conditions de validité formelle d'une démonstration sans se soucier de la vérité matérielle des propositions qui la composent. Log. Science de la validité des inférences, c.-à-d. de toute opération qui consiste à établir une proposition à partir d'une ou de plusieurs propositions antécédentes, en vertu de certaines règles opératoires. La logique moderne est formalisée ou algorithmique; on l'appelle logique symbolique pour la distinguer de la logique classique d'Aristote, dont les raisonnements (syllogismes) s'énoncent encore en grec selon la grammaire ordinaire de cette langue. Les modernes et les contemporains (de Leibniz à Russell) découvrent l'intérêt logique d'une langue artificielle qui permet d'exprimer, sans l'équivocité propre aux langues naturelles, les structures universelles de la pensée. MÉTAPHYSIQUE
Terme employé à l'origine par Andronikos de Rhodes vers 50 av. J.-C. pour désigner, dans son catalogue des oeuvres d'Aristote, celles qui viennent après (meta) sa physique (phusica). Cette partie de l'oeuvre d'Aristote étant constituée par sa philosophie première, on a pris l'habitude au Moyen Age d'appeler metaphysica la philosophie première, et de comprendre la préposition meta non plus au sens d'après mais d'au-delà, ou au-dessus. C'est ainsi qu'aujourd'hui l'adjectif « métaphysique » désigne communément la connaissance en tant qu'elle est indépendante ou au-delà de l'Expérience .
Subst. Recherche des principes et des causes premières : connaissance des choses divines aussi bien que celle des principes de la science et de l'action. Conçue comme une quête de l'essence, de l'« être » des choses, au-delà de leurs apparences, elle est « science de l'être en tant qu'être » selon l'expression d'Aristote, ou ontologie", philosophie première. Avec saint Thomas et pour les scolastiques, le terme désigne la connaissance par la raison, et non par une révélation de type religieux, des réalité s Absolues et transcendantes (Dieu, l'âme...), celles qui dépassent l'Expérience .
Crit. Kant considère que la métaphysique comme recherche de l'Absolu, de l'inconditionné, des choses en soi, est une disposition naturelle et invincible de l'homme, bien que la raison ne puisse jamais atteindre que les phénomènes. Cependant, si Hume et les empiristes* condamnent sans appel cette prétendue science qui croit pouvoir connaître l'inconnaissable, Kant ne renonce jamais à tenir la métaphysique pour une science possible. Elle doit simplement abandonner sa prétention à saisir l'Absolu pour se définir dans le futur comme la science complète des conditions de la connaissance possible. En ce sens nouveau, la métaphysique se confond avec l'entreprise critique elle-même. CONCEPT (lat. conceptus, action de contenir)
Gén. Idée abstraite et générale. abstraction.
Crit. Pour les empiristes, tous les concepts sont fruits d'une induction du particulier au général : par exemple, à partir de la perception des caniches, des lévriers, etc., se forme le concept de chien. Ils auraient donc leur origine dans l'expérience et il n'y aurait pas de concepts a priori . Au contraire, Kant distingue les concepts a priori ou purs (indépendants de l'expérience), qui constituent les catégories de l'entendement, et les concepts a posteriori ou empiriques, qui définissent les classes d'objets.
CONCEPT: Idée abstraite et générale sous laquelle on peut unir divers éléments
particuliers. Chez Hegel, contrairement à l'Idée, le concept désigne tout ce qui
possède une réalité achevée et autosuffisante, semblable au Dieu qui le fonde.
PEUT-ON : Ce genre de sujet interroge sur la capacité, la faculté, la possibilité de faire ou de ne pas faire quelque chose, d'être ou de ne pas être.
Il faudra distinguer la possibilité technique et la possibilité morale.
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