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EXEMPLES DE RECHERCHE
Extrait du corrigé : Ces derniers ôtèrent donc leur liberté aux premiers. - Il semble donc qu'on puisse ôter la liberté à l'homme. Cependant, la volonté d'un individu ne dépend que de lui. - Toutefois, est-il vrai d'affirmer que l'esclave est un homme dépourvu de toute liberté ? - En effet, l'esclave conserve la liberté de penser ce qu'il veut, et l'on pourrait dire que là réside là vraie liberté, car la pensée dépend de l'individu, alors que tout le reste dépend du cours du monde. - Ainsi que le remarque Epictète dans son Manuel : « de toutes les choses du monde, les unes dépendent de nous, les autres n'en dépendent pas. Celles qui en dépendent sont nos opinions, nos mouvements, nos désirs, nos inclinations, nos aversions ». - Or la vraie liberté se doit d'être en accord avec la raison, et la raison nous indique qu'il est inepte de vouloir changer ce qui ne dépend pas de nous. La vraie liberté, écrit Epictète « consiste à vouloir que les choses arrivent, non comme il te plaît, mais comme elles arrivent » (Epictète, Entretiens, I, 35) car l'on peut changer notre assentiment au cours des choses, mais l'on ne peut influer sur les événements extérieurs à nous : « le destin conduit celui qui y consent, et il entraîne celui qui y résiste » (Sénèque, Lettres à Lucilius) - C'est pourquoi Epictète ajoute dans son Manuel que « si tu crois libres les choses qui de leur nature sont esclaves, et propres à toi celles qui dépendent d'autrui, tu rencontreras à chaque pas des obstacles, tu seras affligé, troublé, et tu te plaindras des dieux et des hommes. Au lieu que si tu crois tien ce qui t'appartient en propre, et étranger ce qui est à autrui, jamais personne ne te forcera à faire ce que tu ne veux point, ni ne t'empêchera de faire ce que tu veux; tu ne te plaindras de personne; tu n'accuseras personne; tu ne feras rien, pas même la plus petite chose, malgré toi; personne ne te fera aucun mal, et tu n'auras point d'ennemi, car il ne t'arrivera rien de nuisible.
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Analyse du sujet :
Homme : « Homme » est le nom commun qu’on donne à l’Homo sapiens sapiens. Ce dernier est un mammifère appartenant à l’ordre des primates, qui est doué d’intelligence et d’un langage articulé. Il se caractérise également par un cerveau volumineux et capable d’abstraction, ainsi que par des mains préhensibles et la station verticale. « Sapiens » est un adjectif latin qui signifie « intelligent », « sage », « raisonnable », ou encore « prudent ». Le trait saillant qui définit l’homme semble donc être le fait que c’est un être vivant doué de raison. Cette hypothèse résulte d’une longue tradition philosophique qui a construit le concept d’humanité en opposition à celui d’animalité. Ainsi, on a tendance à considérer que l’homme se distinguerait du reste des créatures vivantes parce qu’il serait capable de pensée, de conscience, de langage et de liberté, alors que les animaux n’en auraient pas la capacité. Cela confèrerait à l’homme une dignité particulière : seul d’entre les créatures à posséder la raison, il serait également le seul à pouvoir se représenter une fin, et à ce titre, il serait en lui-même une fin, c’est-à-dire une personne que l’on devrait respecter, et non pas une simple chose dont on pourrait disposer. Toutefois, loin d’être tranchée, la question de savoir ce qu’est un être humain et dans quelle mesure il nous est loisible d’obtenir une réponse à cette question constitue un des problèmes majeurs de la philosophie moderne. Le fait qu’on caractérise également l’homme par sa capacité d’agent libre le rend en effet rebelle à toute définition objective. Trouver une définition de l’homme impliquerait de pouvoir effectuer une synthèse globale de tous les aspects de l’homme par laquelle on saisirait ce qui resterait toujours identique à lui-même en l’homme.
Liberté : On essaye souvent de définir la liberté négativement, comme une absence de contraintes mais on peut aussi la considérer positivement, comme constituant l’état de celui qui fait ce qu’il veut. La liberté pourrait alors être vue comme la capacité à réaliser ses désirs, toutefois, nous remarquons bien que quelqu’un qui cède à ses moindres désirs ne nous paraît pas libre : serait plutôt libre celui qui choisit entre ses désirs et opte pour celui qui lui paraît le plus sage. Dans la liberté intervient donc l’idée de choix : on est libre quand on est capable de choisir, mais se pose alors la question de savoir sur quoi se fonde ce choix ? La tradition philosophique accorde généralement la préséance à la raison : serait libre celui qui se déciderait toujours suivant des motifs rationnels, celui qui, ayant pesé le pour et le contre, opterait pour la raison et résisterait à l’influence de ses passions. Mais choisir la raison contre la passion, c’est également choisir de s’inscrire avec harmonie dans le monde plutôt que sous le joug chaotique des passions, car c’est souscrire aux exigences de la nécessité naturelle plutôt que de prendre ses désirs pour la réalité. La liberté consisterait alors à avoir la sagesse de changer ses désirs plutôt que de changer le monde. L’homme libre serait alors celui qui adopte une attitude active, qui participe au cours des choses au lieu de subir la situation.
Problématisation :
Considérer que l’on puisse ôter à l’homme sa liberté pose deux problèmes majeurs : tout d’abord cela présuppose que l’homme est libre, car on ne pourrait le priver de ce qu’il ne possède pas ; mais en second lieu, cela suppose que la liberté n’est pas quelque chose qui constitue la nature propre de l’être humain, comme si l’on pouvait ôter la liberté à quelqu’un de la même manière qu’on lui volerait son vélo. Le problème peut donc finalement se résumer en ces termes : la liberté est-elle inhérente à la nature humaine ?
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